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L'exploitation du fer à Ferrières

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02-Convention exploit. minerai

N DOCUMENT DE 1871

CONVENTION CONCERNANT L'EXPLOITATION DU MINERAI DE FER.

En ce qui concerne l'exploitation du minerai de fer dans nos régions, on peut se demander quels arrangements pouvaient
être pris entre propriétaire d'un terrain contenant du minerai de fer et ceux qui désiraient procéder à
l'extraction.

Grâce à la bonne obligeance de Monsieur Georges Pasquasy que nous remercions vivement, nous pouvons présenter à nos
lecteurs la copie d'un contrat de ce genre.

Comme on le verra, il s'agissait d'expédier le minerai par chemin de fer - via Hamoir sans doute, la ligne datant de
1863 - et non de le traiter sur place, par exemple à Ferot.

L'intéressant document qu'on va lire est un jet de lumière sur ces ancêtres dont l'activité fut si importante chez
nous dans le passé.

Entre les soussignés, Lambert Bonmariage, propriétaire et maître de carrière à Comblain-au-Pont, Michel Joseph
Derive, géomètre exploitant de mines et de carrières, à Esneux, Hubert Bonhomme, ouvrier mineur à My, d'une part;
et Monsieur Joseph Pasquasy, propriétaire à My-Ville, province du Luxembourg, a été faite la convention suivante:

Le nommé de seconde part cède et transporte sous la garantie de fait et de droit aux nommés de première part, qui
acceptent, le droit en concession d'extraire jusqu'à parfait épuisement, les mines de fer et tout autre généralement
quelconque qui pourraient exister sous la surface des propriétés du premier nommé situé au lieu dit dessous la
grande haye, commune de My-Ville et d'une superficie approximative de trente-six ares.

La présente cession est consentie et acceptée réciproquement sous les clauses, charges et conditions suivantes:

1. La surface du terrain pour dépôt des débris de l'exploitation, laquelle ne pourra pas être limitée ni
déterminée, sera mesurée entre les parties et contradictoirement chaque année. Le terrain occupé à ce dépôt sera
payé au cédant huit jours après l'arpentage à raison de cinq francs par are sans autre indemnité.
2. Le cédant fournira sur sa propriété aux cessionnaires tous les chemins et moyens nécessaires pour le transport
de leurs produits et sans augmentation sur le prix ci-après fixé de la redevance à payer sur les produits de
l'exploitation.
Ce payement cessera de plein droit à partir du jour de cessation des travaux et à cette époque les cessionnaires
devront remblayer et niveler la surface occupée au mieux possible avec les débris de l'exploitation sans être tenus
à en employer d'autres. Par contre, ils ne seront pas obligés de transporter ce qui serait en trop pour ce
nivellement.
3. Dans le cas où les recherches seraient infructueuses, il sera payé une location aux même prix et conditions que
celles fixées ci-dessus pour les terrains compris et si l'exploitation est interrompue pendant deux années le présent
contrat sera résolu de plein droit, sans qu'il soit nécessaire de part ni d'autre, de poser aucun acte ou exploit
judiciaire, autre qu'une simple signification par l'huissier du canton.
4. En cas de contestations, elles seront jugées par les tribunaux compétents et la partie succombant sera tenue de
payer tous les frais qui en résulteront.
5. Les cessionnaires payeront au cédant, en son domicile, à titre de fermage ou redevance, une somme de un franc
vingt-cinq centimes par mille kilogrammes de mines produites et lavées par l'exploitation.
Les tas seront d'abord cubés pour établir la redevance approximative à payer au cédant; les 9/10 de cette
redevance lui seront payés avant le transport des minerais ou produits; le dernier dixième lui sera payé après que
les parties auront établi ensemble le poids de ces minerais extraits par les livrets de la station du chemin de fer de
laquelle ils auront été expédiés.
6. Pour le surplus, les parties se rapporteront aux lois et usages en matière de concession et extraction de mines.

Pour l'assiette du droit d'enregistrement, le cas échéant, la quantité à extraire est fixée à dix mètres cubes
et la superficie du terrain à employer à un are.

Fait et signé en double à My-Ville, le dix avril 1800 septante-un.

L. Bonmariage M.J. Derive Bonhomme.

Il est couramment admis que l'industrie du fer cessa dans nos régions vers 1880. Elle était donc en pleine activité
un siècle plus tôt. Voici encore sur la question une note que nous fait parvenir Monsieur le Curé de Chanxhe.

"Philippe-Joseph de HAUZEUR, dit de FONDRY, maître de forges décédé en 1754.
Il continua les usines établies par son père à RABORIVE, près d'Aywaille; il était propriétaire en 1748 du
fourneau de Ferot et y établit une fabrique de poteries de fer, fait divers reliefs en 1732 et 1744.
Il épouse à Verviers le 30 novembre 1709 Marie-Anne Françoise LEZAACK, baptisée à Verviers le 10 avrils 1687,
décédée au château de Chanxhe le 21 février 1762, fille de Thomas de Lezaack, bourgmestre de Verviers, et de
Marie-Marguerite de GOER de Herve.
Veuve, elle acheta le 24 septembre 1754 le terrain dit "Au Zey" à Chanxhe, y installa ses forges et y bâtit le
château de Chanxhe. Elle avait obtenu le 28 mars 1754 de l'impératrice Marie-Thérèse un privilège d'exploitation de
ses forges à cet endroit.
Ils eurent au moins neuf enfants.

ERPE (Le Canard 1969)
( Ferrières, -)
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